Des étudiants tunisiens analysent le droit international pour la paix à travers le manuel de la DPCW

La Tunisie, point de repère du Printemps arabe, était autrefois la source d’un vaste élan d’espoir au sein des communautés arabes pour la démocratie et le développement. Ce mouvement a été suscité par l’ambition de changement et de réforme de la structure gouvernementale par les jeunes, ouverts au changement pour la justice et la paix. Cependant, dix ans plus tard, l’espoir estimé qui avait éclairé le monde arabe semble avoir été remplacé par la déception, ce qui a réduit la participation active des jeunes au bien-être et au développement du pays.

C’est pourquoi dans ce même élan, s’est tenu le 9 avril 2021 la 4ème session du projet de droit d’HWPL en collaboration avec l’université de Sfax. En effet plus de 30 participants de 5 autres universités renommées dont Tunis, Carthage, Jendouba, Gabes et Sousse se sont réunis autour des articles 3 et 4 de la déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW), un outil juridique établi par l’ONG HWPL. Ce projet de paix né depuis le mois de février consiste à rassembler sur 8 sessions les étudiants et experts en droit afin d’analyser le droit international pour la paix. 

La 4ème session a donc été un réel succès car celle-ci a permis aux étudiants en licence, master et doctorat d’étudier les problèmes étatiques liés au droit international qu’énonce l’article 3 et 4 de la déclaration et ainsi exposer les possibles solutions pour la résolution de ceux-ci. Le groupe d’étudiant de l’université de Sousse a donc souligné lors de sa présentation « Tous les états sont appelés à régler leurs différends par des moyens pacifiques ». Ces derniers ont alors mis en avant non seulement le rôle primordial des états mais aussi les principes fondamentaux voir même indispensable pour la préservation de la paix dont les états doivent faire preuve. 

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A travers ce projet, ces jeunes redécouvrent donc le droit international et les valeurs fondamentales pour la réalisation de la paix afin de devenir de réels messagers de paix pour la Tunisie. De plus, ceux qui termineront le projet recevront un certificat lors de la session finale du 4 Juin, officiellement signée par l’Université de Sfax ainsi que par l’ONG HWPL.