Une destruction irrévocable des stocks de poissons

Une destruction irrévocable des stocks de poissons

Pour créer des refuges au golfe de Gabès, lieux très favorables pour la multiplication et la reproduction des poissons, il y a quelques années, l’Etat tunisien avait coulé des bateaux réformés considérés hors usage devenus épaves, bien sollicités par les poissons.

Les chalutiers du golfe de Gabès ont pu avoir les positions GPS de ces épaves, et en plein période du repos biologique (interdiction du chalutage de la Chebba à Zarzis du 1er juillet au 30 septembre de chaque année, contre indemnités de compensation versées par l’Etat aux propriétaires des chalutiers).

Pendant cette période, ces chalutiers cherchent ces épaves généralement coulées à des profondeurs entre 30 et 40 mètres, (le chalutage n’est autorisé qu’à partir de 50 m de profondeur du 1er octobre au 30 juin).

Une fois trouvées, les pêcheurs jettent de la chaux الجير العربي sur les épaves, les poissons se sentent étouffés, ils quittent les refuges, et voilà, un bon tour sur le lieu de l’épave, et tous les poissons sont piégés dans les filets.

Est ce que c’est une pêche durable ou une destruction massive des stocks des poissons ?
C’est le braconnage exécuté en silence au large du golfe de Gabès, que les pêcheurs viennent le raconter avec fierté.

Pauvre Tunisie ! ! ?